Un emballage séduisant, un contenu nuisible

29.01.2020

Le soutien à l’initiative sur le logement sur laquelle nous voterons le 9 février tend à faiblir. Au cours des dix prochains jours, le comité d’opposition continuera de tout mettre en œuvre pour démontrer les conséquences dommageables qu’entraînerait l’application des dispositions irréfléchies qui sont proposées.

Selon les derniers sondages, la part des votants qui soutiennent l’initiative sur le logement continue de diminuer. Mais une majorité de la population reste favorable au texte proposé selon le sondage de gfs.berne. Le conseiller national François Pointet se réjouit de constater que le taux d’acceptation de l’initiative est en baisse : « Un nombre croissant de citoyennes et de citoyens se rend compte que derrière le titre accrocheur de l’initiative se cachent de nouvelles contraintes néfastes et contreproductives. Mais nous devons continuer de nous battre. Notre but est d’obtenir un rejet clair de la politique des quotas préconisée par l’initiative, dont l’inefficacité est patente en France voisine ».

Selon le conseiller national Pierre-André Page, les initiants abordent les enjeux liés au logement de façon purement émotionnelle afin de détourner l’attention de l’opinion publique des règles inutilisables contenues dans l’initiative : « En cas d’acceptation de l’initiative, il faudra mettre en place un système de répartition du quota entre les différentes régions du pays. Il faudra aussi monter un appareil de contrôle. Si le quota de 10% ne devait pas être atteint pendant une année, des mesures correctrices devront être prises. Or deux mesures correctrices sont envisageables. Soit les maîtres d’ouvrage d’utilité publique sont artificiellement boostés par des aides publiques massives, aux frais des contribuables, pour atteindre le quota de 10%. Soit les autres maîtres d’ouvrage, comme les petits propriétaires privés ou les caisses de pension, se voient refuser tout permis de construire dans l’attente que le quota de 10% soit atteint par les constructeurs d’utilité publique. Bonjour la bureaucratie ».

Un texte anti-climat et anti-locataire
Les initiants prétendent que leur initiative permettra de limiter les hausses de loyer en cas de rénovation énergétique. C’est faux. L’initiative ne porte pas sur une éventuelle limitation des hausses de loyers mais sur les modalités d’octroi des subventions. Son texte prévoit que les subventions en faveur des rénovations énergétiques ne doivent pas entraîner « la perte de logements à loyer modéré ». Il s’agit d’une mesure rigide qui serait imposée à tout le pays, qui ne tient compte ni des situations individuelles ni des différences régionales. Une telle règle découragerait bon nombre de propriétaires de procéder à des rénovations énergétiques alors que de tels travaux sont essentiels pour lutter contre le dérèglement climatique. D’autres investisseurs entreprendraient des travaux énergétiques en se passant des subventions. Dans ce cas-là, ce sont les locataires qui seraient pénalisés. En effet, selon le droit du bail, la part des investissements énergétiques financée par des subventions ne peut pas être répercutée sur les loyers. Les subventions bénéficient donc non seulement à l’environnement mais aussi directement aux locataires.

Affiches et dépliant

J’aimerais poser des affiches et distribuer des dépliants.

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